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Méditation pour le troisième vendredi d’août

Dixit illi Jesus : Vulpes foveas habent, et volucres coeli nidos ; Filius autem hominis non habet ubi caput reclinet. (Lc IX, 58).

Jésus lui répondit : Les renards ont leurs tanières, et les oiseaux du ciel leurs nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer la tête. (Lc IX, 58).

Avec quel sentiment Jésus-Christ faisait-il cette sorte de plainte ? Mais du moins, n'exagérait-il point en se plaignant ainsi ? Est-il vrai que Jésus-Christ ait été persécuté partout, et partout maltraité ? Hélas ! La persécution a prévenu le temps de sa naissance ; il n'est pas plus tôt né, qu'il est obligé d'aller chercher un asile chez dés idolâtres ! Il se plaint lui-même des mauvais traitements qu'il a reçus à Nazareth ; on le chasse de Jérusalem, on lui refuse l'entrée des bourgs de Samarie, il est obligé plusieurs fois de se rendre invisible pour se dérober à la fureur de ceux qui le veulent faire mourir, avant que le temps qu'il a choisi soit arrivé. Mais enfin ce temps de mépris et de persécution n'a-t-il pas fini avec sa vie mortelle ? Oui, il aurait cessé, s'il n'eût pas institué le très Saint Sacrement. Eh quoi ! Jésus-Christ ne sera-t-il pas à couvert des insultes et des outrages des impies dans cet adorable Mystère ? Qui pourrait en douter ? Qui ? Des barbares, des idolâtres en douteraient, et ils ne pourraient jamais le croire, pourvu qu'ils ne connussent point de Chrétiens. Mais les Chrétiens eux-mêmes en peuvent-ils douter, eux qui sont témoins du mépris que l'on fait de Jésus-Christ dans l'adorable Eucharistie, eux qui ne sont peut-être pas même touchés du mépris que l'on fait de Jésus-Christ ?