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Méditation pour le deuxième vendredi de juin

Ego sum panis vitæ ; qui venit ad me non esuriet, et qui credit in me non sitiet unquam ; sed dixi vobis, quia et vidistis me et non creditis. (Jn VI, 35-36).

Je suis le pain de vie, celui qui vient à moi n'aura point de faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif ; mais je vous l'ai déjà dit, vous m'avez vu et vous ne croyez point. (Jn VI, 35-36).

Qu'un reproche est sanglant après un bienfait de cette nature ! C'est comme si Jésus-Christ eût dit : Mes Enfants, je ne me suis pas contenté de vous donner mon Sang pour vous racheter, je vous donne mon Corps pour vous servir de nourriture. Mourir pour quelqu'un c'est la plus grande marque du plus grand amour ; ce ne serait pas cependant pour moi la plus grande marque, si je ne renouvelais tous les jours, et cent fois chaque jour, ce sacrifice ; si, ne pouvant plus mourir, je ne me mettais encore pour l'amour de vous sans cesse en état de mort dans le Saint Sacrement ; et  cependant je vous l'ai déjà dit : vous m'avez vu, et vous ne m'aimez que peu, parce qu'assurément vous ne croyez presque point. Chrétiens ingrats ! Vous avez vu ce que cet aimable Sauveur a fait pour vous, vous voyez tous les jours ce qu'il fait dans l'Eucharistie, l'en aimez-vous davantage ? Que si vous êtes si peu touchés de ce qu'il fait pour vous, pouvez-vous du moins n'être pas touchés de ce que vous faites vous-mêmes contre lui ?