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Méditation pour le deuxième vendredi de juillet

Clamaverunt ergo rursum omnes, dicentes : Non hunc. (Jn XVIII, 40).

Ils s'écrièrent tous de nouveau : Nous ne voulons point de celui-ci ! (Jn XVIII, 40).

D'où pouvait venir une haine si étrange, et qu'est-ce qui pouvait leur rendre Jésus-Christ si odieux ? Quel malade lui a-t-on présenté qu'il ait refusé de guérir, quel malheureux s'est adressé à lui, qu'il n'ait pas voulu soulager ? Cette rage, cette fureur des Juifs nous étonne, et certainement elle serrait le Cœur à Jésus-Christ. Mais, mon Sauveur, ne se trouve-t-il pas encore aujourd'hui des cœurs qui conservent une haine semblable contre le plus auguste et le plus aimable de tous vos Sacrements ? Combien y a-t-il d'hérétiques qui, refusant de vous reconnaître dans ce chef-d’œuvre de votre amour, crient encore tous les jours : Nous ne voulons point de celui-ci ! Combien y a-t-il de méchants catholiques qui, en refusant de vous recevoir sous quelque faux prétexte que ce soit, ou en vous recevant indignement, crient encore : Nous ne voulons point de celui-ci ! Enfin combien de personnes qui passent pour mener une vie assez réglée, qui, par leur oubli, par leur indifférence à votre égard, et par la peine qu'elles ont à vous rendre visite dans cet adorable Mystère, ne font que trop voir qu'elles n'ont que faire de vous ? N'ai-je pas été, ne suis-je point moi-même de ce nombre ?