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20 mai
« Avec quel amour, avec quelles adorations la Sainte-Vierge dut saluer
son Fils et son Dieu, au moment où, pour la première fois, il lui fut
donné de le voir de ses yeux, de le toucher de ses mains, de le couvrir
de baisers, de le presser, de le réchauffer sur son cœur ! La
Vierge-Mère tenait dans sas bras son Fils, qui était en même temps son
Créateur. L’Éternel vient de naître ; l’Infini, l’Immense,
l’Incommensurable, elle le contemplait sous la forme de ce petit Enfant
! Celui que le ciel et la terre ne peuvent contenir, elle le portait
dans ses bras. Elle enveloppait de langes le Maître de la nature. Elle
voyait pleurer Celui qui est la joie des Anges ; et dans un même amour,
son cœur immaculé unissait la plus pure tendresse maternelle à
l’adoration la plus profonde, la plus sainte, la plus divine.
La première créature qui se présenta aux yeux de l’Enfant-Jésus,
lorsqu’il vint au monde, ce fut Marie, c’est-à-dire Celle qui le console
de toutes les infidélités, de toute l’indifférence des pécheurs. A
travers ses larmes, il n’eut pour elle qu’un doux sourire ; rien,
absolument rien, ne pouvait le contrister en contemplant sa Mère, conçue
sans péché, tout immaculée, toute parfaite, toute sainte, plus
qu’angélique. »
D'après Mgr de Ségur,
Mois de Marie
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