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La Pensée du Jour
5 novembre
2007
«
En vertu de la communion des Saints et de l’unité du corps mystique de
Jésus-Christ, nous nous rattachons à l’Église triomphante qui est dans
le Ciel et à l’Église souffrante du Purgatoire par les liens étroits du
devoir et de l’affection. La dévotion catholique nous offre une foule de
moyens pour nous acquitter de ces devoirs
Dieu nous a donné un pouvoir si étendu sur les morts, que ceux-ci
semblent plutôt placés sous la dépendance de la terre, que sous celle du
ciel. Ce pouvoir, et les moyens surnaturels de l’exercer que nous tenons
de Lui, ne sont pas les preuves les moins touchantes que nous ayons et
qui nous montrent que la Majesté divine a tout disposé pour l’amour. Ne
pouvons-nous pas nous figurer la joie des élus dans le ciel, lorsque du
sein de Dieu, où ils goûtent un bonheur si parfait, ils abaissent leurs
regards vers cette scène de misère, de tourment, d’incertitude et
d’appréhension. Alors ils se réjouissent, dans la plénitude de leur
charité, du pouvoir presque sans bornes qu’ils exercent sur le cœur de
Jésus, et dont ils usent sans cesse pour obtenir aux pauvres habitants
de la terre les grâces et les bénédictions dont nous avons si grand
besoin ! Eh bien, cette joie peut, en quelque sorte, devenir notre
partage, même sur la terre. Si nous sommes pleinement imbus de l’esprit
de la dévotion catholique en faveur des âmes du purgatoire, nous ne
perdrons jamais la pensée des pouvoirs immenses que Jésus nous a donnés
pour les soulager. Nous ne lui ressemblons jamais autant, que quand nous
laissons tomber nos prières sur l’immense et silencieux royaume des
souffrances. »
R.
Père F-W. Faber,
Tout pour Jésus.
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