La Pensée du Jour

 

12 décembre 2007

 

« Et ne dites pas, ô Vierge sainte […] ; ne dites pas que la multitude de nos péchés vous empêche de nous secourir ; car telles sont votre puissance et votre bonté, qu’il n’est pas de fautes si nombreuses qui puissent en dépasser les bornes. Rien ne résiste à votre puissance, parce que votre Créateur, qui est aussi le nôtre, regarde votre gloire comme la sienne, et croit se faire honneur à lui-même en honorant sa Mère ; aussi le fait-il avec une joie extrême : on dirait qu’en exauçant vos prières, il acquitte une dette. Oui, une dette, car, veut dire le saint, bien que Marie soit infiniment obligée envers son Fils, qui l’a choisie pour Mère, on ne peut nier qu’à son tour il ne soit, lui-même, fort obligé envers Marie, puisqu’elle lui a donné l’être humain. Eh bien ! pour payer en quelque sorte à sa Mère tout ce qu’il lui doit, Jésus se plaît à accroître sa gloire, qui lui est si chère, et spécialement en lui accordant toutes ses requêtes. »


Saint Alphonse de Liguori,
Les Gloires de Marie.
 

 

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