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La Pensée du Jour
23 octobre
2007 « Sur la terre, parents et amis, juifs, Grecs, païens, esclaves et hommes libres, tous ne font qu’un. La mort ne nous sépare pas de ceux qu’elle nous enlève ; la tombe n’est rien pour nous, nous marchons au delà ! Nous connaissons les Saints infiniment mieux que si nous avions été leurs amis sur la terre ; nous conversons avec les anges, comme s’ils étaient, et ils le sont réellement, nos frères en Jésus-Christ. Pour tout cela, nous nous servons de chapelets, de médailles, de crucifix, d’eau bénite, d’indulgences, de sacrements, de sacrifices, aussi naturellement que nous employons une plume, de l’encre et du papier, une hache ou une scie, une bêche ou un râteau : nous n’avons pas l’ombre de doute sur ce point. Tous, nous ne formons qu’une seule famille, et cela nous suffit. L’Éternel est notre père ; sa gloire nous est aussi chère que si elle nous était une affaire de famille. Notre frère aîné est Jésus-Christ, qui a revêtu notre nature ; Marie est notre mère, les Anges et les Saints sont les meilleurs et les plus tendres des frères. Nous pouvons donc monter dans les célestes demeures ou en descendre et y demeurer comme il nous plaît. L’atmosphère qu’on respire dans ces palais est une atmosphère radieuse, qui donne la joie. Alors nous éprouvons pour les Personnes divines une vénération, pleine d’attachement, comme des fils à la fois confiants et respectueux. Car ainsi que l’a dit saint Paul lui-même, ceux qui veulent comprendre l’édifice du corps de Jésus-Christ doivent d’abord se réunir tous dans l’unité d’une même foi, et cette foi nous guide dans l’œuvre de la charité, de manière que par tous nos actes, nous croissions en Jésus-Christ qui est notre chef. Par lui tout le corps étant convenablement et intimement uni au moyen du lien qui convient à chaque membre, le corps s’accroit et s’érige en édifice dans la charité. »
R.
Père F-W. Faber,
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