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La Pensée du Jour
16 octobre
2007
« D’où
vient alors la valeur de nos prières ? Ce sont par elles-mêmes des
paroles que le vent emporte, des désirs impuissants. Rien ne nous donne
le droit d’être écoutés. Pourquoi donc nos prières ont-elles plus
d’efficacité sur le cœur de Dieu, que le rugissement du lion, le chant
plaintif de l’alcyon*, ou les cris de l’animal blessé par les chasseurs
?
Il y a une raison, et il n’y en a qu’une. C’est que le Fils de Dieu
lui-même a daigné devenir homme ; il s’est prosterné sur la montagne, au
milieu des souffrances, il a passé la nuit en prière. Il nous unit à lui
dans une union divine ; il fait de notre cause la sienne, nos intérêts
sont les siens, et nous ne formons, pour ainsi dire, plus qu’un seul
avec lui. Ainsi, en vertu d’une communion mystérieuse, c’est lui qui
prie pour nous ! sa toute-puissance aide notre faiblesse ; sa richesse
couvre notre pauvreté. Lorsque nous prions, c’est moins nous qui prions
que Jésus. Nous nous adressons à Dieu, mais ce n’est pas notre voix,
c’est la voix de Jésus, c’est la voix de Marie qu’entend la Trinité ! »
R.
Père F-W. Faber,
Tout pour Jésus.
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