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31 octobre 2006 « Quant au martyre de la Vierge (qui était, si vous vous en souvenez, la douzième étoile de son diadème), l’Écriture y attire notre attention aussi bien dans la prophétie de Siméon que dans le récit de la Passion du Seigneur. Cet enfant est venu, dit le vieillard en voyant le petit Jésus, comme un signe de contradiction. Et, s’adressant à Marie, il ajouta : Vous-même, un glaive vous transpercera l’âme. Et en vérité, Bienheureuse Mère, un glaive a percé votre âme ; il n’aurait pu, sinon, sans vous percer, atteindre le corps de votre Fils. Lorsque votre Jésus (il est à tous, mais plus spécialement à vous) eut rendu le dernier souffle, la lance, cruelle ouvrit son flanc, sans ménager un corps qui ne pouvait plus souffrir, mais c’est votre âme qu’elle transperça. L’âme de votre Fils déjà n’était plus dans ce corps, mais la vôtre ne pouvait s’en arracher, et c’est elle que poignit la douleur. Il faut donc vous appeler plus que martyre, puisque, en vous, la souffrance de compassion l’a emporté si totalement sur la douleur du corps. » Saint Bernard de Clairvaux. |
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