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24 octobre 2006

« Mai les quatre dernières prérogatives requièrent de nous, en outre, l’imitation. Il ne nous a été donné ni d’être annoncés, avant notre naissance, par tant de prophéties et de divines promesses, ni d’être salués avec ce respect inouï par l’archange Gabriel. Et nous avons moins de part encore aux deux prérogatives qui restent le secret absolu de la Vierge. D’elle seule il est écrit : Ce qui est né en elle est du Saint-Esprit, à elle seule il est dit : Le Saint qui naîtra de toi s’appellera Fils de Dieu. Qu’on présente des vierges au Roi, mais après elle, à qui revient le premier rang. Seule, elle a conçu sans péché, porté l’enfant sans fatigue, enfanté sans douleur. Aussi rien de tel n’est-il exigé de nous. Mais ce qui nous est demandé n’est pas rien. Si nous manquions, en effet, de douceur pudique, d’humilité, de foi généreuse, de compassion, pourrions-nous nous excuser sur ce que ces vertus sont réservées à Marie ? La rougeur qui monte au front d’un homme pudique est certes un joyau de son diadème et une étoile de sa couronne, car on ne saurait supposer que cette grâce fasse défaut à celle qui est pleine de grâce.

Saint Bernard de Clairvaux.

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