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17 octobre 2006 « Une femme vêtue de soleil, dit le texte : c’est-à-dire enveloppée de lumière comme d’un vêtement. Un esprit charnel ne saurait comprendre ; il ne voit que sottise dans des choses toutes spirituelles. Ce n’était pas le sentiment de l’Apôtre qui disait : Revêtez-vous du Seigneur, le Christ Jésus. Comme vous êtes devenue l’intime du Seigneur, ô Notre-Dame! vous lui êtes toute proche, étroitement unie à lui, quelle grâce vous avez trouvée à ses yeux ! Il est en vous, vous êtes en lui ; vous êtes son vêtement, il est le vôtre. Vous vous habillez de votre nature charnelle. Il vous revêt de gloire. Vous enveloppez le soleil d’une nuée, et le soleil vous enveloppe de ses feux. Car le Seigneur a fait sur terre cette chose inouïe : une femme a environné un homme, et cet homme n’est autre que le Christ, dont il est écrit : Voici l’homme, son nom est Orient. Il a fait au ciel aussi une chose inouïe : une femme a été vêtue de soleil. Enfin, elle a couronné le Seigneur, et elle a mérité d’être couronnée par lui. Sortez, filles de Sion, et voyez le roi Salomon sous le diadème dont l’a couronné sa mère. Mais j’en parlerai ailleurs. Pour l’instant, approchez un peu, et venez voir la Reine sous le diadème dont l’a couronnée son Fils. » Saint Bernard de Clairvaux. |
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