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27 octobre
2005
« Une femme vêtue de soleil, dit le texte : c'est-à-dire enveloppée de lumière comme d'un vêtement. Un esprit charnel ne saurait comprendre ; il ne voit que sottise dans des choses toutes spirituelles. Ce n'était pas le sentiment de l'Apôtre qui disait : Revêtez-vous du Seigneur, le Christ Jésus. Comme tu es devenue l'intime du Seigneur, ô Notre-Dame! tu lui es toute proche, étroitement unie à lui, quelle grâce tu as trouvée à ses yeux ! Il est en toi, tu es en lui ; tu es son vêtement, il est le tien. Tu t'habilles de ta nature charnelle. Il te revêt de gloire. Tu enveloppes le soleil d'une nuée, et le soleil t'enveloppe de ses feux. Car le Seigneur a fait sur terre cette chose inouïe : une femme a environné un homme, et cet homme n'est autre que le Christ, dont il est écrit : Voici l'homme, son nom est Orient. Il a fait au ciel aussi une chose inouïe : une femme a été vêtue de soleil. Enfin, elle a couronné le Seigneur, et elle a mérité d'être couronnée par lui. Sortez, filles de Sion, et voyez le roi Salomon sous le diadème dont l'a couronné sa mère. Mais j'en parlerai ailleurs. Pour l'instant, approchez un peu, et venez voir la Reine sous le diadème dont l'a couronnée son Fils. »
Saint Bernard de Clairvaux
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