|

La Pensée du Jour
Mercredi 4 juin
2003
Saint François Caracciolo
"Ne pas rougir de nos
bévues, et de nos maladresses. Ne pas les excuser. Mais ne pas craindre
de témoigner de notre bonne volonté et de notre désir de mieux faire.
C'est très bon.
Sauf quand il y a nécessité réelle, ne jamais s'excuser en reconnaissant
ses défauts. C'est une grande humiliation. Tant que le diamant est dans
la gangue, il ne peut rayonner. Accepter même dans la plus profonde
humilité de ne pas faire rayonner le Bon Dieu autant qu'on le voudrait.
Mais il faut détester la gangue, il ne faut pas que la volonté y adhère.
Tenir toujours grand compte des monitions.
S'efforcer d'atténuer les défauts signalés. C'est sagesse. C'est aussi
la marque d'affection précise que Jésus nous demande. Faire passer le
jugement, la volonté des autres avant les nôtres ; leurs goûts aussi,
même s'ils étaient, ce qui arrive, contraires à la vraie beauté ! Céder
fréquemment, volontiers, dès qu'il s'agit d'ordre, de charité : il
suffit qu'il n'y ait pas de péché manifeste. Reconnaître que les autres
ont plus de sagesse, de bonté, de vertu. S'oublier au point de ne plus
même savoir si on existe encore parce que si on se connaissait soi-même,
on oserait à peine se regarder.
Ne pas laisser voir ce que nous savons de la vie intérieure. En parler
ou répondre comme si nous n'en savions rien. C'est notre secret. L'âme
humble accepte les souffrances, les croix comme une chose due, qui lui
revient naturellement. Elle n'a pas le moindre mouvement de jalousie,
même spirituelle en voyant que les autres sont plus près du Cœur de
Dieu, bien qu'elle ne puisse s'empêcher de souffrir."
Abbé Augustin Delage,
Les vertus chères au Cœur de Jésus :
douceur et humilité.
|