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La
Pensée du Jour Lundi
3 Février 2003 Saint Blaise. "Les
premiers chrétiens vivaient dans l'attente continuelle du ciel. Ce 'était
pas là - comme pour nous trop souvent hélas! - une éventualité
lointaine, que l'on voit venir avec plus de résignation que
d'enthousiasme : c'était une grande lumière qui transfigurait leur
existence, une force qui les transportait au-dessus d'eux-mêmes. C'est
là que les martyrs puisaient le courage de supporter joyeusement les
supplices les plus cruels. C'est parce qu'il voyait déjà le ciel
ouvert que saint Étienne trouvait douces les pierres qui le frappaient
à mort : Lapides torrentes illi dulces fuerunt, chante la liturgie de
sa fête. La mère de saint Méliton, le plus jeune des quarante martyrs
de Sébaste, assistant au supplice de son fils, lui disait «courage,
mon enfant, endure encore un peu, regarde Jésus-Christ qui t'attend à
la porte du ciel. » C'est parce que cette pensée était l'aliment
continuel de leur esprit que les chrétiens des premiers siècles
menaient une vie si pure, si parfaite, et que les Pères du désert
embrassaient des austérités qui nous paraissent aujourd'hui
surhumaines."
Dom Jean
de Monléon O.S.B.
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