La Pensée du Jour
 

 

Jeudi 29 Mai 2003

Ascension de Notre-Seigneur.

 

 

"Il n'y a rien qui durcisse le cœur comme l'orgueil. Et cet orgueil est toujours à base de jugement faux. On vit trop près de soi. Cela fausse la perspective… à notre avantage bien entendu.

C'est ce jugement trop avantageux qui commande toute notre conduite que Notre Seigneur nous demande de rectifier.

Certains tempéraments plus particulièrement orgueilleux se contentent de l'estime qu'ils ont pour eux-mêmes ; elle leur suffit. Que les autres pensent ce qu'ils voudront, cela les intéresse peu. L'âme est bloquée en soi par l'habitude de ne voir et de ne faire que sa volonté au lieu de voir et de faire la volonté de Dieu cachée sous la volonté des autres et sous les événements divers.

La plupart des âmes, au contraire, sont extrêmement sensibles à l'opinion d'autrui. Il y a là quelque chose de fondé. Elle est souvent l'expression du jugement de Dieu, or, il nous importe de connaître le jugement de Dieu.

Mais il arrive habituellement que si l'estime des autres ne nous est pas donnée, nous la recherchons indûment et si nous croyons l'avoir, nous faisons tout pour la conserver alors même que nous ne la méritons pas."

 

Abbé Augustin Delage,

Les vertus chères au Cœur de Jésus : douceur et humilité.