La Pensée du Jour
 

 

Jeudi 22 Mai 2003

Sainte Julie.

 

 

"Pour la perfection de la vie contemplative, il faut au moins une paix suffisante avec le prochain. Il y a certains caractères irascibles, un peu à charge aux autres. Comment faut-il les prendre ? On les compare à un fagot d'épines : je me piquerai de quelque côté que je le touche… Ils souffrent et font souffrir… Il n'y a pas là évidemment cette ouverture de cœur, cet épanouissement de la charité nécessaire à la vie contemplative.

De plus nous avons la grande mission de nous aider les uns les autres à aimer le bon Dieu. Il ne faut pas être obstacle. Et quel a été le résultat de nos manifestations de mauvaise humeur, qu'est-ce que cela arrange ? Rien du tout.

Que faire si on n'a pas su lentement, réellement se discipliner. Parer tout d'abord aux difficultés immédiates : s'interdire toute manifestation extérieure, étouffer les sentiments intérieurs. Puis demander instamment à Notre Seigneur dans la Sainte Communion la vertu de douceur : " Discite a me quia mitis sum et humilis corde " (Joan XV, 4). Il la fera descendre goutte à goutte dans notre âme. Il nous donnera grâce ensuite à chaque occasion pour surmonter l'impatience qui gronde parce que nous tenons trop à notre jugement, à notre volonté ou à nos goûts et pour étouffer toute mauvaise humeur. Donc résolution très nette de ne se fâcher jamais, de ne s'irriter ni au dehors, ni au dedans, de réprimer dès qu'on s'en aperçoit le moindre mouvement d'impatience."

 

Abbé Augustin Delage,

Les vertus chères au Cœur de Jésus : douceur et humilité.