La Pensée du Jour

   

Mardi 11 Mars 2003

Saint Firmin.

Abbé bénédictin près de Fermo, dans les Marches d'Ancône en Italie.

 

Le Cœur de [la Sainte Vierge], cette bonne Mère, n'est qu'amour et miséricorde, elle ne désire que nous voir heureux. Il suffit seulement de se tourner vers elle pour être exaucé... Le Fils a sa justice, la Mère n'a que son amour.

Dieu nous a aimés jusqu'à mourir pour nous; mais, dans le Cœur de Notre-Seigneur, il y a la justice, qui est un attribut de Dieu : dans le Cœur de la très sainte Vierge, il n'y a que la miséricorde... Son Fils était prêt à punir un pécheur, Marie s'élance, arrête le glaive, demande grâce pour le pauvre coupable: « Ma Mère, lui dit Notre-Seigneur, je ne puis rien vous refuser. Si l'enfer pouvait se repentir, vous lui obtiendriez sa grâce. »La très sainte Vierge se tient entre son Fils et nous. Quoique nous soyons pécheurs, elle est pleine de tendresse et de compassion pour nous. L'enfant qui a coûté le plus de larmes à sa mère n'est-il pas le plus cher à son cœur ? Une mère ne court-elle pas toujours au plus faible et au plus exposé ? Un médecin, dans un hôpital, n'a-t-il pas plus d'attention pour les plus malades ? Quand on parle des objets de la terre, du commerce, de la politique... on se lasse : mais quand on parle de la sainte Vierge, c'est toujours nouveau. Tous les saints ont eu une grande dévotion à la sainte Vierge; aucune grâce ne vient du ciel sans passer par ses mains.

On n'entre pas dans une maison sans parler au portier : eh bien ! la sainte Vierge est la portière du ciel.

Je pense qu'à la fin du monde la sainte Vierge sera bien tranquille, mais tant que le monde dure, on la tire de tous les côtés... La sainte Vierge est comme une mère qui a beaucoup d'enfants. Elle est continuellement occupée à aller de l'un à l'autre.

 

                                                                Saint Curé d' Ars.