Mercredi
9 octobre 2002, Saint Denis.
Ah
! Jésus, qui me donnera la grâce que je sois un seul esprit avec vous
? Enfin, Seigneur, rejetant la multiplicité des créatures, je ne veux
que votre unité. O Dieu, vous êtes le seul un et la seule unité nécessaire
à mon âme ! Hélas ! cher Ami de mon cœur, unissez ma pauvre unique
âme à votre très unique bonté. Eh ! vous êtes tout mien, quand
serai-je tout vôtre ? L'aimant tire le fer et le serre. O Seigneur Jésus,
mon Aimant, soyez mon tire-cœur; serrez, pressez, unissez à jamais mon
esprit sur votre paternelle poitrine ! Eh ! puisque je suis fait pour
vous, pourquoi ne le suis-je pas en vous ? Abîmez cette goutte d'esprit
que vous m'avez donnée dedans la mer de votre bonté de laquelle elle
procède. Ah ! Seigneur, puisque votre cœur m'aime, que ne me ravit-il
à soi, puisque je le veux bien ? tirez-moi et je courrai à
la suite de vos attraits, pour me jeter entre vos bras paternels, et
n'en bouger jamais pour les siècles des siècles. Amen."
Saint
François de Sales,
Traité de l'Amour de Dieu, VIII-3.
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