La Pensée du Jour

mardi 30 avril 2002

 

        "Il est possible de laver ce qu'il est impossible de défendre. Que donc les larmes lavent la faute que la bouche tremble de confesser! Les pleurs procurent le pardon tout en ménageant la honte de l'aveu. Les larmes crient la faute sans provoquer l'horreur, les larmes avouent le crime sans froisser la pudeur... Et ceux qui pleurent, ce sont ceux sur qui s'est posé le regard de Jésus. D'abord Pierre renia sans pleurer : le Seigneur ne l'avait pas regardé. Il renia derechef, sans pleurer davantage, car alors encore le Seigneur ne l'avait pas regardé. Il renia une troisième fois, Jésus le regarda et, lui, se mit à sangloter amèrement. O Seigneur Jésus ! Regardez-nous, pour que nous aussi nous sachions pleurer nos fautes."

                                Saint Ambroise de Milan,
                                 Commentaire sur Luc, 10, 88