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Samedi
23 novembre 2002, Saint Clément. La
mort de l'aïeul. Le
maître de la ferme avait trouvé, la veille, Quand
le vieillard sentit battre à nouveau son cœur, Ils
se tinrent ainsi qu'on se tient sous les armes Il
leur serra la main et leur dit : « J'ai fini, Priez,
mais seulement afin que je demeure Ils
furent exaucés et, de son lit, l'aïeul Le
cœur tendu au Christ comme pour un échange, Il
savait que ne peut mentir la Vérité Quand
un père nous dit de croire en sa parole La
Parole sacrée soudain avait pris Corps Le
beau déroulement se faisait avec calme. Seigneur,
tu nous touchais du doigt le cœur ; Seigneur, Le
coteau que gonflait l'ombre des jeunes pousses C'était
une fraîcheur montant d'un arrosoir ; Un
papillon flotta, fils de la canicule, J'admirai
l'équilibre ineffable de Dieu Dans
ces ailes, les sœurs de nos nuits constellées Qui
donc a mesuré le vol de l'univers, Ce
papillon venait prendre part à la fête Une
brise presque insensible le poussait Des
bannières penchaient à l'avant du cortège On
voyait osciller, quelque enfant la portait, Sainte
Anne qu'ont courbée les tâches les plus basses, Enfin,
et dans la marche sèche du tambour, Et
l'aïeul fut au Ciel lorsque l'Eucharistie Francis
Jammes,
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