
Samedi 2 novembre 2002,
Commémoraison des Fidèles défunts.
"C'est
la mort, oui, c'est la mort qui finit tout. qui détruit tout, qui
renverse tout et qui anéantit tout. Tout fait effort contre la mort,
tout se révolte contre elle : les hommes, les bêtes mêmes emploient
toutes leurs forces pour se défendre de la mort ; cependant rien ne lui
peut résister : elle brise, elle écrase, elle détruit, elle anéantit
tout : grandeur, puissance, élévation. Rois, empereurs, souverains,
grands et petits de la terre, nul ne peut s'en défendre : elle confond
elle réduit en poussière les plus superbes monarques comme les
derniers de leurs sujets. C'est donc la mort qui finit tout, qui détruit
tout, qui nous réduit au néant, et qui en même temps nous fait voir
que nous ne pouvons sortir de ce néant, et nous relever par conséquent,
qu'en nous élevant vers Dieu, qu'en nous portant à Dieu, qu'en nous
attachant à Dieu par un immortel amour.
Rien n'établit et ne prouve mieux l'être souverain de
Dieu et son domaine sur nous que la mort."
Bossuet,
Discours aux Filles de la Visitation, sur la Mort, 1689.
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