Jeudi
17 octobre 2002, Sainte Marguerite Marie.
"Nous
pouvons par la pensée nous mettre en présence du Christ, nous embraser
peu à peu du plus grand amour pour sa Sainte Humanité, lui tenir
toujours compagnie, lui parler, lui recommander nos besoins, nous
plaindre à lui dans nos peines, nous réjouir avec lui dans les
consolations, nous garder de l'oublier dans la prospérité. Ne
cherchons point à lui faire de beaux discours. Parlons-lui simplement
pour lui exprimer nos désirs et nos besoins. C'est là une méthode
excellente et elle nous fait avancer en très peu de temps. Celui qui s'étudie
à vivre dans cette précieuse compagnie, qui cherche à en retirer les
plus grands avantages, et y puise un amour sincère pour ce Maître,
auquel nous sommes redevables de tant de bienfaits, celui-là, je
l'affirme, est avancé dans la voie de l'oraison. Nous ne devons donc
pas, comme je l'ai dit déjà, nous affliger, si la dévotion sensible
vient à nous manquer. Remercions plutôt le Seigneur, qui, malgré les
imperfections de nos œuvres, entretient en nous le désir de lui
plaire. Cette méthode d'oraison, qui consiste à se tenir dans la
compagnie du Sauveur, est un moyen très sûr pour faire des progrès."
Sainte
Thérèse d'Avila,
Autobiographie,
chapitre XII, 2
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