La Pensée du Jour
"Quiconque aime Dieu avec ferveur, s'il se tourne vers le passé, voit dans sa méditation et contemple le Christ qui, pour l'homme, travaille, s'afflige et subit tous les tourments ; qui, pour nous hommes et pour notre salut, est presque abattu par la tristesse, les angoisses et les opprobres. Bien plus, broyé à cause de nos crimes, il nous guérit par ses meurtrissures. (Is., LIII, 5).
Tout cela, les âmes pieuses le méditent avec l'autant plus de vérité que les péchés des hommes et les crimes commis par eux en quelque temps que ce soit ont été cause que le Fils de Dieu fût livré à la mort ; maintenant encore, cette mort, ils l'infligeraient par eux-mêmes au Christ, accompagnée des mêmes douleurs et des mêmes tristesses, puisque chaque péché est censé renouveler, à sa manière, la passion du Seigneur : Crucifiant de nouveau, pour leur part, le Fils de Dieu et le livrant à l'ignominie (Hebr., VI, 6). Si, pour nos péchés qui étaient à venir mais prévus, l'âme du Christ a été triste jusqu'à la mort, il n'y a pas de doute qu'elle n'ait aussi dès lors reçu quelque consolation de notre coopération, prévue elle aussi, lorsque lui apparut un ange du ciel pour consoler son Cœur accablé de dégoût et d'angoisse."
Encyclique "Miserentissimus" de Pie XI sur le Sacré-Cœur.