La Pensée du Jour
samedi 11 mai
2002
"Les hommes, dit saint Thomas, font vœu à leur baptême de renoncer au diable et à ses pompes. Et ce vœu, dit saint Augustin, est le plus grand et le plus indispensable. Cependant qui est-ce qui garde ce grand vœu. Qui est-ce qui tient fidèlement les promesses du baptême ? Presque tous les chrétiens ne faussent-ils pas la fidélité qu'ils ont promise à Jésus-Christ ? D'où peut venir ce dérèglement universel, sinon de l'oubli où l'on vit des promesses et engagements de son baptême ?
Cela est si vrai que le concile de Sens, convoqué par ordre de Louis le Débonnaire pour remédier aux désordres des chrétiens, ne trouva point de meilleur moyen de remédier à un si grand mal que de porter les chrétiens à renouveler les vœux et promesses du baptême.
Le catéchisme du Concile de Trente exhorte les curés à faire la même chose et à porter leur peuple à se ressouvenir et croire qu'ils sont liés et consacrés à Notre Seigneur Jésus-Christ comme des esclaves à leur Rédempteur et Seigneur.
Or, si les conciles, les Pères et l'expérience même nous montrent que le meilleur moyen pour remédier aux dérèglements des chrétiens est de les faire ressouvenir des obligations de leur baptême et de leur faire renouveler les vœux qu'ils y ont fait, n'est-il pas raisonnable qu'on le fasse présentement d'une manière parfaite, par cette dévotion et consécration à Notre-Seigneur par sa sainte Mère ? Je dis d'une manière parfaite, parce qu'on se sert, pour se consacrer à Jésus-Christ, du plus parfait de tous les moyens, qui est la très sainte Vierge."
Saint Louis-Marie Grignion de Monfort,
Traité
de la vraie dévotion à la Sainte Vierge.