La Pensée du Jour

mercredi 10 juillet 2002

 

               "Ce qui doit animer notre dévouement sacerdotal aux âmes, ce doit être un esprit de grande bienveillance, beaucoup de bonté et de miséricorde, toujours à l'imitation de Jésus : Cor Iesu, patiens et multae misericordiae, bonitate et amore pIenum. Prêtres, représentants du bon Dieu sur la terre, autres Christ, nous devons être transparents de la miséricorde infinie. Le bon Dieu est avant tout miséricordieux à l'égard des pauvres créatures que nous sommes ; Jésus est l'incarnation de la miséricorde infinie. Prêtres, nous devons nous appliquer pardessus tout et toujours à la miséricorde, nous devons être miséricordieux de la tête aux pieds, tout imprégnés de miséricordieuse bonté en notre âme, en notre coeur, en nos sens. Un cœur compatissant, débordant de tendresse, des entrailles maternelles pour toutes les âmes ; des yeux, un regard au travers desquels perce la miséricorde infinie ; des oreilles toujours bienveillantes, sachant bien interpréter - Aurem tuam benignam accommoda -, toujours favorables ; une bouche des lèvres n'exprimant que des paroles de bonté, de miséricorde à tous ; une attitude, des gestes, une physionomie engageants, bienveillants, donc pas de railleries, ni de froideur, ni d'impatiences. Tout ceci est fort beau comme programme, n'est-ce pas ? Mais attention, quelle humilité, quelle dose d'abnégation cela suppose ! C'est l'idéal, cependant, auquel il faut tendre sans relâche.

                                                  Dom Placide de Roton,
                                                  Paroles d'un Père.