« Une Pensée par Jour »
du Traité de l’Amour de Dieu
 

 

1er octobre 2010

 

« Le Saint-Esprit enseigne que les lèvres de la divine épouse, c’est-à-dire, de l’Église, ressemblent à l’écarlate et au bornal (ruche de cire, ouvrage des abeilles. Dans le Limousin on dit encore bourna.) qui distille le miel, afin que chacun sache que toute la doctrine qu’elle annonce, consiste en la sacrée dilection, plus éclatante en vermeil que l’écarlate, à cause du sang de l’époux qui l’enflamme ; plus douce que le miel, à cause de la suavité du bien-aimé qui la comble de délices. Ainsi, ce céleste époux voulant donner commencement à la publication de sa loi, jeta sur l’assemblée des disciples qu’il avait députés à cet office, force langues de feu ; montrant assez par ce moyen que la prédication évangélique était toute destinée à l’embrasement des cœurs.
Représentez-vous de belles colombes aux rayons du soleil, vous les verrez varier en autant de couleurs comme vous diversifierez le biais duquel vous les regarderez ; parce que leurs plumes sont si propres à recevoir la splendeur, que le soleil voulant mêler sa clarté avec leur pennage , il se fait une multitude de transparences, lesquelles produisent une grande variété de nuances et changements de couleurs, mais couleurs si agréables à voir, qu’elles surpassent toutes couleurs et l’émail encore des plus belles pierreries, couleurs resplendissantes et si mignardement dorées, que leur or les rend plus vivement colorées ; car en cette considération le Prophète royal disait aux Israélites
Quoique l’affliction vous fane le visage,
Votre teint désormais se verra ressemblant
Aux ailes d’un pigeon où l’argent est tremblant,
Et dont l’or brunissant rayonne le pennage
(plumage). (Ps. LXVII, 14.) »
 

 

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