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8 mai

 
« Un enfant de douze ans, qui venait de faire sa première communion, n’avait plus que sa mère, qu’il aimait tendrement et dont il était tendrement aimé. Il fut placé dans un Petit-Séminaire pour y faire ses études. Quelques mois après qu’il eut quitté sa bonne mère, celle-ci tomba gravement malade et mourut en deux ou trois jours. Le pauvre petit orphelin ignorait encore son malheur ; et le Supérieur du Séminaire ne savait comment faire pour lui apprendre la fatale nouvelle. Ayant remarqué que le cher enfant avait une dévotion tout à tait exceptionnelle à la Sainte-Vierge, il eut l’heureuse inspiration de recourir à Marie et de lui confier le petit orphelin. Au fond du jardin il y avait une belle statue de la Sainte-Vierge, au pied de laquelle les enfants, et celui-ci en particulier, allaient souvent prier. Il le fait donc venir, le prend doucement par la main, et, sans rien dire, il le conduit au pied de la Sainte-Vierge. Là, il s’agenouille à côté de lui, et lui montrant l’image de Marie : « Mon enfant, lui dit-il d’une voix émue ; voici celle qui désormais vous servira de mère. » Le pauvre enfant a tout compris ; il fond en larmes, se jette dans les bras de son bon Supérieur ; puis, regardant la Sainte-Vierge à travers ses larmes, il lui dit avec un accent de confiance et de tendresse inexprimables : « O bonne Sainte-Vierge ! j’ai perdu ma mère de la terre ; pardonnez-moi de la pleurer. Je vous la confie ; prenez-la avec vous dans le ciel ; et recevez-moi aujourd’hui comme votre enfant ; en attendant que vous me réunissiez à mon père et à ma mère dans le Paradis. »
 

D'après Mgr de Ségur,

Mois de Marie

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