|
Retour Accueil
Archives

28 mai
« Trois jours après, arriva l’Apôtre saint Thomas, que la Providence
semblait avoir tenu en réserve pour manifester la gloire de Marie, comme
jadis elle s’était servie de lui pour manifester avec encore plus
d’éclat la vérité de la résurrection de Jésus. Il demanda instamment à
voir une dernière fois les traits augustes de la Mère de Dieu ; et saint
Pierre, saint Jean et les autres Apôtres qui étaient restés en prières
auprès du tombeau, furent heureux d’accéder à son pieux désir. On ouvrit
le tombeau ; on descella la pierre; mais, ô prodige ! à la place où
avait été déposé le corps de Marie, on ne trouva plus que les suaires
pliés, comme autrefois, dans le sépulcre du Sauveur ressuscité, les
saintes femmes, saint Pierre et saint Jean avaient trouvé, soigneusement
pliés par les Anges, les linges qui avaient enveloppé le corps du
Seigneur. Un parfum d’une suavité toute céleste s’exhalait du tombeau.
Comme son Fils et par la vertu de son Fils, la Vierge Marie était
ressuscitée le troisième jour ; les Anges avaient enlevé son bienheureux
corps, et l’avaient transporté dans les cieux, où il jouit, pour toute
l’éternité, d’un bonheur, d’une gloire ineffables.
Rien n’est plus authentique.que ces anciennes traditions de l’Église sur
le mystère de l’Assomption de la Mère de Dieu. On les trouve rapportées
par les saints Docteurs des premiers siècles ; et il en est fait mention
dans le Concile œcuménique de Chalcédoine, en 451. »
D'après Mgr de Ségur,
Mois de Marie
Archives |