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24 mai

 
« Oh, Dieu ! dit à ce sujet le cher saint François di Sales ; oh, Dieu ! avec quelle révérence cette Très-Sainte Vierge considérait le cœur de ce très-saint enfant, tout palpitant d’amour dans sa petite poitrine ! comme elle allait mêlant ses saintes larmes avec celles qui coulaient si doucement des yeux divins de ce béni petit Enfant ! Mon Dieu ! qu’il sied bien à cette Très-Sainte Vierge de manier ce petit Enfançon ! Mais surtout j’aime sa charité, qui le laisse voir, manier et baiser à qui veut. Demandez-le-lui ; elle vous le donnera ; et l’ayant, dérobez-lui secrètement une de ces petites gouttelettes qui sont dessus ses yeux.
« Mais comme les bergers ne l’allèrent pas voir, sans doute, sans lui porter quelque petit agnelet, il ne faut pas non plus que nous y allions les mains vides. Il lui faut donc porter quelque présent. Mais qu’est-ce, je vous prie, que nous pourrions offrir à ce divin Enfant, qui lui soit plus agréable que le petit agnelet de notre amour ? Oh ! qu’il nous saura bon gré de ce présent ! Et que la Très-Sainte Vierge le recevra avec consolation, elle qui désire tant notre bien ! Et il ne faut pas douter que son divin petit Enfant ne nous regarde de ses yeux bénis et gracieux, pour nous récompenser de notre présent, et pour nous témoigner le plaisir qu’il en aura. »
 

D'après Mgr de Ségur,

Mois de Marie

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