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12 mai

 
« Trois ans après [la définition du dogme l’Immaculée-Conception], la Vierge Marie voulut elle-même proclamer pour ainsi dire sa conception immaculée, et répondre par un magnifique prodige à la grande voix de son serviteur Pie IX. Le jeudi, 11 février 1858, elle daigna apparaître miraculeusement, et cela pendant quinze jours de suite, près de la petite ville de Lourdes, dans les Pyrénées, à une pauvre enfant de treize ans, nommée Bernadette. Cette petite fille, très-simple et très innocente, fut choisie par la Mère de Dieu, pour attirer les peuples au culte de son Immaculée-Conception. Elle était fort ignorante en toutes choses, même en religion ; mais elle avait un zèle extraordinaire pour prier, à l’aide de son chapelet : le chapelet était sa seule science.
Donc, le 11 février, Bernadette était sortie avec deux petites compagnes, pour aller ramasser du bois mort sur les bords du Gave, c’est-à-dire du torrent qui passe près de Lourdes. Elle était arrivée en face d’une grotte naturelle, creusée dans le rocher. Pendant qu’elle se déchaussait pour passer le Gave, elle entendit comme le bruit d’un tourbillon de vent. Etonnée, elle leva les yeux : les peupliers qui bordaient le torrent étaient immobiles; aucun souffle n’agitait leurs branches paisibles. « Je me serai trompée », se dit l’enfant ; et elle se baissa de nouveau pour se déchausser. Mais le même bruit extraordinaire ayant recommencé, Bernadette releva la tète, regarda devant elle et poussa aussitôt, ou plutôt voulut pousser un grand cri, qui s’étouffa dans sa gorge. Elle frissonna de tousses membres ; et, terrassée, éblouie par ce qu’elle apercevait, elle s’abaissa, sur elle-même et tomba à deux genoux.
Au fond et au-dessus de la grotte, dans une sorte de niche formée par le rocher, se tenait debout, au milieu d’une clarté surhumaine, une femme d’une incomparable splendeur. Cette lumière était aussi suave qu’éclatante. Elle ne ressemblait en rien à la lumière de ce monde. La vision n’avait rien de vague ; c’était un vrai corps humain, une personne vivante, et qui ne différait d’une personne ordinaire que par son auréole de lumière et par sa divine beauté. »

 

D'après Mgr de Ségur,

Mois de Marie

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