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1 mai

 
« Qui donc, a eu le premier la bonne idée de consacrer le mois de mai à la Sainte-Vierge ? » - Assurément, ce n’est pas le démon. Il a une peur terrible de la Sainte Vierge, comme nous le verrons plus loin. Il sait que Marie annonce toujours Jésus, comme l’aurore annonce le jour, comme la fleur annonce le fruit ; et il fait tout ce qu’il peut pour nous détourner des pieux exercices du mois de Mari. C’est, un motif de plus pour bien faire notre mois de Marie.
C’est à Rome, au centre même de l’Eglise, qu’un bon Père Jésuite, nommé le Père Lalomia, a eu l’heureuse inspiration d’établir le mois de Marie, pour les enfants et jeunes gens de la Congrégation de la Sainte-Vierge. C’était au milieu du siècle dernier [1750]. De Rome, cette excellente dévotion se répandit promptement dans toute l’Italie, en France, en Espagne et dans le monde entier. En l’année 1815, le, saint Pape Pie VII l’approuva solennellement; et, pour encourager les fidèles à faire le mois de Marie, il accorda à tous ceux qui honoreraient particulièrement la sainte-Vierge pendant ce mois, des Indulgences (c’est-à-dire de pardon des peines du Purgatoire).
Le Pape, le grand et saint Pie IX, a le premier commencé à le célébrer publiquement à Rome, dans la basilique de Saint-Pierre. N’est-il pas bien beau et bien consolant de prendre sa part à cet immense concert de prières et de louanges qui, de tous les coins de la terre, s’élève ainsi jusqu’au trône de la Reine des Cieux, chacun des jours du mois de mai ? Ne voulez-vous pas, vous aussi faire votre mois de Marie, et le faire de tout votre cœur ? Mais que faut-il faire pour cela? » --- C’est bien simple ; la piété, l’amour de la Sainte-Vierge sont, avant tout, une affaire de cœur ; et, s’il faut quelques pratiques extérieures, il n’est pas nécessaire qu’il y en ait beaucoup.
Voici, en général, ce qu’on peut conseiller à un bon chrétien qui veut passer pieusement son mois de Marie. S’il n’y a pas de réunions publiques à l’église, il faut tâcher de fêter le mois de Marie, en famille, et, pour cela, organiser dans quelque chambre de la maison, une espèce de petite chapelle, avec une statue de la Sainte Vierge, qu’on entoure de cierges et de bouquets de fleurs. On allume les cierges ; on fait une petite lecture ; on récite, soit les Litanies de la Sainte-Vierge, soit une dizaine de chapelet, soit même le chapelet tout entier comme cela se pratique encore dans bien des familles chrétiennes de la vieille roche. I1 vaut mieux dire le chapelet en latin, parce que c’est la langue de l’Eglise, et que tout le monde connaît le sens du Pater et de l’Ave Maria. On chante un cantique et l’on termine la petite fête de chaque jour, en disant un Souvenez-vous pour le Pape et à ses intentions.
Savez-vous quel est le plus beau bouquet que vous puissiez offrir à la bonne Vierge pour le mois de Marie ? C’est une fidélité bien exacte, bien sincère, bien courageuse, à vous corriger de tel ou tel défaut ; par exemple, l’étourderie, la négligence pendant vos prières ; le bavardage, dans les moments où il faut garder le silence ; le mauvais caractère, les rancunes, la mauvaise humeur, et autres défauts de ce genre. Voilà le meilleur bouquet que vous puissiez déposer chaque jour du mois de Marie aux pieds de la très-sainte Mère de Dieu. Votre bon Ange sera fier de le lui présenter, et il vous rapportera, en échange, la plus tendre, la plus maternelle des bénédictions de Marie. »

 

D'après Mgr de Ségur,

Mois de Marie

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