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Pensée du Jour 12 mars 2009 Mais il me semble vous voir étonnés de m'entendre prêcher si assurément que Jésus est le fruit de ce mariage. Nous comprenons, direz-vous, que l'incomparable Joseph est père de Jésus-Christ par ses soins ; mais nous savons qu'il n'a point de part à sa bienheureuse naissance. Comment donc nous assurez-vous que Jésus est le fruit de ce mariage ? Cela peut-être paraît impossible : toutefois si vous rappelez à votre mémoire tant de vérités importantes que nous avons, ce me semble, si bien établies, j'espère que vous m'accorderez aisément que Jésus, ce bénit enfant, est sorti en quelque manière de l'union virginale de ces deux époux. Car, fidèles, n'avons-nous pas dit que c'est la virginité de Marie qui a attiré Jésus-Christ du ciel ? Jésus n'est-il pas cette fleur sacrée que la virginité a poussée ? n'est-il pas le fruit bienheureux que la virginité a produit ? Oui, certainement nous dit saint Fulgence, « il est le fruit, il est l'ornement, il est le prix et la récompensa de la sainte virginité » Sanctœ virginitatis fructus, decus et munus. C'est à cause de sa pureté que Marie a plu au Père éternel ; c'est à cause de sa pureté que le Saint-Esprit se répand sur elle et recherche ses embrassements, pour la remplir d'un germe céleste. Et par conséquent ne peut-on pas dire que c'est sa pureté qui la rend féconde ? Que si c'est sa pureté qui la rend féconde, je ne craindrai plus d'assurer que Joseph a part à ce grand miracle. Car si cette pureté angélique est le bien de la divine Marie, elle est le dépôt du juste Joseph. Bossuet, Premier Panégyrique de Saint Joseph. _____________________
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