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Pensée du Jour 27 janvier 2009 Je supplie toujours la divine bonté d'anéantir entièrement notre petite congrégation, si elle n'est pas pour sa plus grande gloire, embrassant de tout mon cœur toutes les mortifications et humiliations qui m'en pourraient arriver. Grâce à mon Sauveur, il me semble que je n'ai point d'autre désir dans le fond de mon âme, que de chercher en tout ce qui lui est plus agréable. Prenons courage et réjouissons-nous de deux choses qui devraient nous faire mourir de joie. La première, que tous les ennemis de notre grand Dieu n'empêcheront jamais qu'il ne soit ce qu'il est. Sachez que le Seigneur est le même Dieu (Ps 99, 3), dit le prophète ; et la très sainte Mère de Dieu : Mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur (St Luc 1, 47). La seconde, que toutes les puissances de la terre et de l'enfer ne peuvent jamais apporter aucun obstacle à notre grande et unique affaire qui est de servir et d'aimer notre très adorable Jésus et sa très sainte Mère. Perdons plutôt tout que de perdre un seul grain de la confiance que nous devons avoir en leur incomparable bonté pour notre congrégation, dont ils nous ont donné tant de preuves. Saint Jean Eudes, À M. de Bonnefond, à Rome, [octobre 1673] _____________________
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