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Pensée du Jour 27 février 2009
Il est donc raisonnable, pour rendre notre jeûne entier et méritoire, qu'il soit universel, c'est-à-dire pratiqué par le corps et par l'esprit. C'est la première condition qu'il faut observer pour bien jeûner. La seconde est de ne point jeûner pour la vanité, mais par humilité, car si notre jeûne n'est fait avec humilité il ne sera point agréable à Dieu. […} ; Saint Paul en l'Epître qu'il écrit aux Corinthiens (I Ep., XIII), laquelle nous lisions Dimanche passé, déclare les conditions requises pour se bien disposer au jeûne de la Quarantaine. Voici le Carême qui approche ; préparez vous à jeûner avec charité, car si votre jeûne est fait sans icelle, il sera vain et inutile, d'autant que le jeûne, comme toutes les autres bonnes œuvres, s'il n'est pas fait en charité et par la charité n'est point agréé de Dieu. Quand vous vous disciplineriez, quand vous feriez de grandes prières et oraisons, si vous n'avez la charité cela n'est rien ; quand même vous opéreriez des miracles, si vous n'avez la charité ils ne vous profiteront point ; voire si vous souffriez le martyre sans la charité, votre martyre ne vaudrait rien et ne serait point méritoire aux yeux de la divine Majesté ; car toutes les œuvres, petites ou grandes, pour bonnes qu'elles soient en elles-mêmes, ne valent et ne nous profitent point si elles ne sont faites en la charité et par la charité.
Saint François de Sales, _____________________
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