Pensée  du Jour

24 février 2009

 

C'est pourquoi notre divin Maître, qui a institué le jeûne, a bien voulu dans son sermon sur la montagne apprendre à ses Apôtres comme il le fallait pratiquer (Mat, VI, 16-18), ce qui est d'un grand profit et utilité (car il n'eut point été séant à la grandeur et majesté de Dieu d'enseigner une doctrine inutile, cela ne se pouvait faire) ; mais sachant que pour tirer la force et l'efficace du jeûne il fallait observer autre chose que de s'abstenir des viandes prohibées, il les instruit, et par conséquent les dispose à recueillir les fruits propres du jeûne, qui sont plusieurs, et entre tous les autres ces quatre ici : le jeûne fortifie l'esprit, mortifiant la chair et sa sensualité ; il élève l'âme en Dieu ; il abat la concupiscence et donne force pour vaincre et amortir ses passions ; enfin il dispose le cœur à ne chercher qu'à plaire purement à Dieu. Ce n'est donc pas inutile de déclarer ce qu'il faut faire pour bien s'acquitter du jeûne de la Quarantaine.

Saint François de Sales,
Sermon pour le Mercredi des Cendres (9 février 1622).

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