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La Pensée du Jour
30 novembre
2007
«
Elle est bien connue l’histoire de saint Charles Borromée et de sa
partie d’échecs. Tandis que ceux qui l’entouraient parlaient de ce
qu’ils s’empresseraient de faire, s’ils avaient la certitude de mourir
dans l’espace d’une heure, le Saint déclara, que, pour sa part il
finirait sa partie d’échecs. Car il l’avait commencée seulement pour la
gloire de Dieu, afin de se rendre mieux à même, après cette récréation
nécessaire, de le servir plus activement. Dès lors il ne pouvait désirer
rien de plus avantageux que d’être appelé au tribunal du souverain juge,
au milieu d’une action entreprise pour sa gloire.
Il est donc aisé de mériter au jeu, et toutes les récréations, pour
ainsi dire, renferment une occasion de pratiquer, quelques vertus !
Les délassements sont indispensables et l’esprit ne se repose que par
une occupation qui l’intéresse. Mais nos délassements et nos loisirs
doivent, eux aussi, être remplis par des actes méritoires, de sorte que
Jésus puisse toujours faire une abondante moisson de gloire et d’amour
dans nos cœurs. Les occupations les plus arides, les plus serviles, les
plus déprimantes peuvent devenir douces et aimables en se transformant
ainsi en un continuel service d’amour –à condition que nous les offrions
à notre vrai Maître, ce Maître qui nous aime comme un père, comme une
mère et plus encore, car ne disait-il pas à son peuple ingrat par la
voix du Prophète : une femme peut-elle oublier son enfant au point de
n’avoir plus de tendresse pour celui qu’elle a nourri de son sang ?
L’oublierait-elle, moi, je ne t’oublierai pas…
Mais alors, comment Dieu aimera-t-il ceux qui lui demeurent fidèles dans
les grandes et les petites choses ?... »
R.
Père F-W. Faber,
Tout pour Jésus.
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