La Pensée du Jour

 

29 novembre 2007

 

« Comment pourrions-nous nous représenter sous des traits sévères ce Dieu plein de miséricordes ! Ne vous étonnez plus dès lors de voir saint Philippe Néri si plein de mansuétude, lui qu’on plaisantait en disant qu’il conduisait les gens au ciel dans un carrosse de grand luxe. Saint Ignace de Loyola nous semble austère et rigide ? Cependant il déclarait que, si les membres d’une communauté religieuse n’étaient pas bien nourris, ils ne pouvaient pas bien prier. Dans l’ouvrage intitulé : D’un bon Supérieur, on peut voir comment il tourmentait sans cesse les Pères Procureurs, pour obtenir une meilleure nourriture et d’une qualité supérieure. Un de ces bons pères faillit perdre un jour la tête, tant notre Saint insistait auprès de lui pour qu’il fît servir des lamproies à toute la communauté, un vendredi. Ce poisson était alors si cher, que les cardinaux seuls et les ambassadeurs pouvaient en acheter. Saint François de Sales se plaignait à l’évêque de Belley des mauvais dîners qu’il lui servait ; et pourtant c’était le saint du pur amour. Nous voyons sainte Marie-Madeleine de Pazzi, en parcourant le jardin du couvent, cueillir une fleur, en respirer le parfum, et s’écrier : O Dieu de bonté! qui avez de toute éternité destiné cette fleur à procurer cette jouissance à une pécheresse telle que moi ! Ainsi les Saints nous font la leçon au milieu même de leurs badinages et ils nous insinuent par là adroitement leurs meilleurs avis. »
 

R. Père F-W. Faber,
Tout pour Jésus.

 

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