La Pensée du Jour

 

3 avril 2007
 

Mardi Saint.


« Sur la route de Béthanie à Jérusalem, les disciples qui marchent en la compagnie de leur maître sont frappés d’étonnement à la vue du figuier que Jésus avait maudit le jour précédent. Il était desséché, comme un bois mort, des racines au sommet. Pierre alors s’adressant à Jésus : « Maître, lui dit-il, voici le figuier que vous avez maudit ; voyez comme il s’est desséché. » Jésus, profitant de l’occasion pour nous apprendre à tous que la nature physique est subordonnée à l’élément spirituel, quand celui-ci se tient uni à Dieu par la foi, leur dit : « Ayez foi en Dieu. Je vous le dis : celui qui dira à cette montagne : Ote-toi, et va te jeter dans la mer ; s’il n’hésite pas dans son cœur, mais s’il croit fermement à l’accomplissement de ce qu’il vient de dire, celui-là verra l’effet de sa parole. Quand vous demandez, une chose dans la prière, croyez que vous l’obtiendrez, et il en sera ainsi (MARC, XI, 20-24.).
Votre côté ouvert, ô Christ, semblable à la fontaine qui jaillissait d’Eden, arrose votre Eglise comme un jardin spirituel ; la source qui en émane se divise en quatre fleuves qui sont les quatre Evangiles ; le monde en est arrosé, la création vivifiée, les nations instruites à vénérer dans la foi votre règne.
O Christ, auteur de la vie, vous avez été crucifié pour moi, afin de verser sur mon âme, comme d’une fontaine, la rémission des péchés. Votre côté a été traversé par la lance, afin d’ouvrir sur moi les sources de la vie ; vous avez été percé par les clous, afin que, découvrant dans la profondeur de vos souffrances l’immensité de votre souverain pouvoir, je m’écrie : Gloire à votre Croix et à votre Passion, ô Sauveur !
Vous avez déchiré, ô Christ, la cédule de notre condamnation sur votre Croix ; mis au rang des morts, vous avez enchaîné le tyran et délivré tous les captifs par votre résurrection. C’est elle qui nous a illuminés, ô Seigneur, ami des hommes! Nous vous crions : Souvenez-vous de nous aussi, ô Sauveur, dans votre Royaume !
Votre Mère, ô Christ, qui vous a enfanté sans le secours de l’homme, et qui est demeurée vierge après l’enfantement, nous l’amenons devant vous, Seigneur miséricordieux, afin qu’elle intercède pour nous, et que vous accordiez l’éternel pardon à ceux qui crient : Souvenez-vous de nous aussi, Seigneur, dans votre Royaume ! »


 

Dom Guéranger,
L’Année Liturgique.

 

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