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La Pensée du Jour
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avril 2007 « Si la sainte humanité de Jésus ressuscité resplendit de mille et mille rayons, n’allons pas croire qu’entouré d’une si vive splendeur il soit devenu inaccessible aux mortels. Sa bonté, sa condescendance sont restées les mêmes, et l’on dirait plutôt que sa divine familiarité avec les enfants des hommes est devenue plus empressée et plus touchante. Que de traits ineffables n’avons-nous pas vus se succéder dans la radieuse Octave de la Pâque ! Rappelons-nous son aimable prévenance à l’égard des saintes femmes, quand il les rencontre et les salue, sur la route du tombeau ; l’épreuve aimable qu’il fait subir à Madeleine en lui apparaissant sous les dehors d’un jardinier ; l’intérêt avec lequel il accoste les deux disciples sur le chemin d’Emmaus, se mêle à leur conversation, et les dispose doucement à le reconnaître ; son apparition aux dix, le soir du dimanche, où il leur donne le salut de paix, leur livre à palper ses membres divins, et condescend jusqu’à manger sous leurs veux ; l’aisance avec laquelle, huit jours après, il oblige Thomas à vérifier les stigmates de la Passion ; la rencontre au bord du lac de Génézareth, où il daigne encore favoriser la pèche de ses disciples, et leur offre un repas sur le rivage : tous ces traits ineffables nous révèlent assez combien les rapports de Jésus ressuscité furent intimes et pleins de charme durant ces quarante jours. »
Dom Guéranger,
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