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La Pensée du Jour
22
mars 2007
Jeudi de
la quatrième semaine de Carême
« Aujourd’hui et demain encore, la sainte Eglise ne cesse de nous offrir
des types de la résurrection : c’est l’annonce de la Pâque prochaine, et
en même temps un encouragement à l’espérance pour tous les morts
spirituels qui demandent à revivre. Avant d’entrer dans les deux
semaines consacrées aux douleurs du Christ, l’Eglise rassure ses enfants
sur le pardon qui les attend, en leur offrant le spectacle consolant des
miséricordes de celui dont le sang est notre réconciliation. Délivrés de
toutes nos craintes, nous serons plus à nous-mêmes pour contempler le
sacrifice de notre auguste victime, pour compatir à ses douleurs.
Ouvrons donc les yeux de l’âme, et considérons la merveille que nous
offre notre Evangile. Une mère éplorée conduit le deuil de son fils
unique, et sa douleur est inconsolable. Jésus est touché de compassion ;
il arrête le convoi ; sa main divine touche le cercueil ; et sa voix
rappelle à la vie le jeune homme dont le trépas avait causé tant de
larmes. L’écrivain sacré insiste pour nous dire que Jésus le rendit à sa
mère. Quelle est cette mère désolée, sinon la sainte Eglise qui mène le
deuil d’un si grand nombre de ses enfants ? Jésus s’apprête à la
consoler. Il va bientôt, par le ministère de ses prêtres, étendre la
main sur tous ces morts ; il va bientôt prononcer sur eux la parole qui
ressuscite ; et l’Eglise recevra dans ses bras maternels tous ces fils
dont elle pleurait la perte, et qui seront pleins de vie et
d’allégresse. »
Dom Guéranger,
L’Année Liturgique.
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