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La Pensée du Jour
21 février 2007
« Deux sortes d’ennemis
sont déchaînés contre nous : les passions dans notre cœur, les démons au
dehors ; l’orgueil a fait tout ce désordre. L’homme a refusé d’obéir à
Dieu ; toutefois, Dieu l’a épargné, mais à la dure condition de subir la
mort. Il a dit : « Homme, tu n’es que poussière, et tu rentreras dans la
poussière (Gen. III, 19.) ». Oh ! pourquoi avons-nous oublié cet
avertissement ? à lui seul il eût suffi pour nous prémunir contre
nous-mêmes ; pénétrés de notre néant, nous n’eussions jamais osé
enfreindre la loi de Dieu. Si maintenant nous voulons persévérer dans le
bien, où la grâce du Seigneur nous a rétablis, humilions-nous ;
acceptons la sentence, et ne considérons plus la vie que comme un chemin
plus ou moins court qui aboutit au tombeau. A ce point de vue, tout se
renouvelle, tout s’éclaire. L’immense bonté de Dieu qui a daigné
attacher son amour à des êtres dévoués à la mort, nous apparaît plus
admirable encore ; notre insolence et notre ingratitude envers celui que
nous avons bravé, durant ces quelques instants de notre existence, nous
semble de plus en plus digne de regrets, et la réparation qu’il nous est
possible de faire, et que Dieu daigne accepter, plus légitime et plus
salutaire.
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