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La Pensée du Jour
19
juin 2007 Pour ces âmes, la mort mystique dont saint Paul nous parlait hier devient si simple, si suave ! Elles pensent beaucoup moins au travail de destruction et de dépouillement qui leur reste à faire qu’à se plonger dans le Foyer d’amour qui brûle en elles, et qui n’est autre que l’Esprit Saint, ce même Amour qui dans la Trinité est le lien du Père et de son Verbe. Elles "entrent en Lui par la foi vive, et là, simples, paisibles", elles sont "emportées par Lui "au-dessus des choses, des goûts sensibles, " dans la ténèbre sacrée" et "transformées en l’image" divine. Elles vivent, selon l’expression de saint Jean, en « société » avec les Trois adorables Personnes, leur vie est "commune", et c’est "là la vie contemplative" ; cette contemplation "conduit à la possession". Or cette possession simple est la vie éternelle goûtée dans le lieu sans fond. C’est là qu’au-dessus de la raison nous attend la tranquillité profonde de la divine immutabilité.
Bienheureuse Elisabeth de la Trinité,
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