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La Pensée du Jour
14
mars 2007
Mercredi de
la Troisième semaine de Carême
« L’Eglise nous rappelle aujourd’hui les préceptes du Seigneur qui ont
rapport au prochain, en commençant par celui qui prescrit le respect des
parents. Dans ce temps de réforme et de conversion, il est utile aux
fidèles de se souvenir que c’est sur l’autorité de Dieu que reposent nos
devoirs envers les hommes : d’où il suit que c’est Dieu même que nous
avons offensé, quand nous avons péché contre nos semblables. Le Seigneur
réclame d’abord ses propres droits ; il veut être adoré et servi; il
défend le culte grossier des idoles ; il prescrit l’observation du
Sabbat, les sacrifices, les cérémonies; mais en même temps il veut que
l’homme aime son prochain comme lui-même ; il se déclare le vengeur de
nos frères quand nous les avons lésés, si nous ne réparons pas le tort
ou l’injure. La voix de Jéhovah est aussi tonnante sur le Sinaï, quand
elle réclame les droits de notre prochain, que lorsqu’elle retentit pour
déclarer à l’homme ses obligations envers son Créateur. Etant ainsi
éclairés sur l’origine de nos devoirs, nous comprendrons mieux l’état de
nos consciences, et combien nous sommes redevables à la justice de Dieu.
Mais si l’ancienne loi, gravée sur des tables de pierre sanctionne avec
tant d’autorité le précepte de l’amour du prochain ; combien plus la
nouvelle, scellée du sang de Jésus-Christ mourant sur la croix pour ses
frères ingrats, nous révèlera-t-elle l’étendue du précepte de la charité
fraternelle ! Ces deux lois sont devant nous ; elles sont le double
texte sur lequel nous serons jugés ; hâtons-nous donc de nous conformer
à ce qu’elles prescrivent, afin que cette parole du Sauveur
s’accomplisse en nous : « Tout le monde verra que vous êtes mes
disciples à l’affection que vous aurez les uns pour les autres (JOHAN.
XIII, 35). »
Dom Guéranger,
L’Année Liturgique.
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