La Pensée du Jour

 

13 avril 2007
 

Vendredi de Pâques.


« Au sixième jour le Christ avait souffert ; au troisième jour il ressuscite. Victorieux, il se lève ; et il associe à sa gloire ceux qu’il aime.
Pour son peuple fidèle, il s’immole sur le gibet de la croix; on l’enferme dans le tombeau, et il ressuscite au point du jour.
La croix du Christ et sa passion, c’est là notre sauvegarde, si nous sommes fermes dans La foi; la résurrection du Christ nous don ne de sortir du péché.
Mourant pour nos crimes, le Christ fut notre hostie de réparation ; son sang versé est pour nous le bain qui purifie ; sa force terrasse notre ennemi.
Il est mort une fois; c’en est assez pour nous arracher à notre double mort ; il nous fraie le sentier de la vie, apaisant pour toujours nos gémissements et nos lamentations.
Ce fort Lion montre aujourd’hui sa puissance en sortant du tombeau, en renversant par les armes de la justice le prince d’iniquité.
C’est le Seigneur lui-même qui a l’ait ce jour, dans lequel il lave notre crime, dans lequel la mort succombe, la vie est restituée et l’ennemi abattu.
Chantons d’un cœur pur un double Alleluia ; car en ce jour le péché est effacé, et la vie nous est promise dans le siècle futur.
Quand le soir du monde sera venu, daignez, ô Christ, ressusciter vos fidèles ; en attendant, rendez-leur salutaire ce jour consacré à vos grandeurs. Amen. (d’Adam de Saint-Victor). »
 

Dom Guéranger,
L’Année Liturgique.

 

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