La Pensée du Jour

 

12 octobre 2007
 

« La mort est venue, et le pénible moment qu’elle amène a été surmonté si facilement. Combien maintenant ses épreuves lui paraissent légères, ses chagrins superficiels, ses infortunes puériles ! Maintenant elle possède un bonheur qui durera toujours. C’est Jésus qui le lui a dit. Elle ne peut donc avoir aucun doute. Mais quel est ce bonheur ? L’œil ne l’a jamais vu, l’oreille ne l’a jamais entendu. Cette âme voit Dieu. Son intelligence est inondée de lumières qui surpassent les faibles clartés qu’elle apercevait sur terre avec une intensité qu’aucune mesure ne pourrait exprimer. Le bonheur dont elle jouit lui communique une plénitude de vie, une dilatation de son être qu’elle ressent avec une joie sans cesse accrue. Car elle est toute entière enveloppée par cette Vision Béatifique, auprès de laquelle toute science humaine n’est que ténèbre, tout amour est indifférence, tout élan paraît une morne apathie et toute beauté humaine n’était qu’un fantôme sans forme et sans vie ! Comme une éponge est imbibée des eaux de la mer, ainsi cette âme est pénétrée de ravissement, de transports ineffables, de Dieu lui-même ! »
 

R. Père F-W. Faber,
Tout pour Jésus.

 

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