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La Pensée du Jour
12
mars 2007
Lundi de
la Troisième semaine de Carême
« Hier, la sainte Eglise annonçait l’approche du Baptême pour nos
Catéchumènes ; aujourd’hui, elle leur présente une histoire de l’Ancien
Testament qui renferme un symbole de ce bain salutaire que leur a
préparé la miséricorde divine. La lèpre de Naaman est la figure du péché
; cette hideuse maladie n’a pour l’officier syrien qu’un seul remède :
il faut qu’il se baigne sept fois dans les eaux du Jourdain, et il sera
guéri. Le Gentil, l’infidèle, l’enfant qui naît avec la tache
originelle, tous peuvent devenir justes et saints, mais par l’eau
seulement et par l’invocation de la glorieuse Trinité. Naaman trouve
qu’un tel remède est trop vulgaire ; il doute, il hésite ; dans sa
sagesse humaine, il voudrait un moyen plus digne de lui, un prodige
sensible qui pût lui faire honneur autant qu’au Prophète. Au temps de la
prédication apostolique, plus d’un Gentil raisonna de même ; mais ceux
qui crurent avec simplicité à la vertu de l’eau sanctifiée par
Jésus-Christ reçurent la régénération ; et la fontaine baptismale
enfanta un nouveau peuple formé de tous les peuples qui sont sous le
ciel. Naaman, figure de la gentilité, se résolut enfin à croire ; et sa
foi fut récompensée par une guérison complète. Ses chairs putréfiées
devinrent semblables à celles de l’enfant chez qui les sources de la vie
n’ont point encore été altérées. Glorifions Dieu qui a donné cette vertu
aux eaux, et qui, par sa grâce, produit dans les âmes dociles cette foi
à laquelle il réserve une si précieuse récompense. »
Dom Guéranger,
L’Année Liturgique.
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