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La Pensée du Jour
10
avril 2007
Mardi
de Pâques.
« Aujourd’hui, dans le monde, resplendit le jour où l’on raconte
d’une voix triomphante le glorieux combat du Christ;
Quand il vainquit l’ennemi superbe, renversant, par sa vaillante
prouesse, ses noirs bataillons.
Triste fut la faute d’Eve, qui nous priva tous de la vie ;
Joyeuse la naissance du fils de Marie, qui aujourd’hui nous convie au
festin commun.
Bénie soit Marie, la grande reine !
Elle a enfanté le roi qui enlève les dépouilles de l’enfer,
Qui règne avec gloire dans les cieux.
O roi éternel, , daignez agréer les chants que nos voix exécutent avec
accord à votre honneur.
Vous êtes assis à la droite du Père.
Partout vainqueur, ayant surmonté la mort, vous possédez les joies
célestes.
O immense, ô sublime clémence du Christ ! ô bonté si belle, si douce, si
auguste !
Louange à vous, honneur, puissance, à vous qui avez daigné soulever le
poids de notre antique fardeau.
Rachetée par les roses du sang de l’Agneau plein de douceur, l’Eglise
aujourd’hui montre avec éclat sa couronne de fleurs.
Celui qui, par son pouvoir vainqueur, a pu laver nos crimes, nous a
octroyé les dons les plus éclatants.
Eperdu à la vue de telles merveilles, saisi d’admiration, je me sens
indigne de raconter les mystères qui se pressent en ce jour.
Fils de David, rejeton de la tribu de Juda, Lion puissant, vous vous
êtes levé avec gloire.
La terre vous vit sous les traits d’un Agneau.
Dans le principe, c’est par vous que ce monde fut crée.
Vous êtes remonté au royaume céleste.
C’est là que vous rendez aux justes leur récompense, durant les siècles
un bonheur sans fin. (Missels romains-français du moyen âge).
Dom Guéranger,
L’Année Liturgique.
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