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La Pensée du Jour
1er mars 2007
Jeudi après le premier dimanche de Carême
« Dieu, dès l’Ancien Testament, déclare que les péchés sont personnels,
et que le fils de l’impie, s’il veut suivre la justice, trouvera la
miséricorde et la vie. La prédication de l’Evangile par les Apôtres et
leurs disciples fut un appel qui retentit dans toute la Gentilité ; et
l’on vit bientôt les fils des races idolâtres se presser autour de la
piscine du salut, abjurer les mauvaises œuvres de leurs pères, et
devenir l’objet des complaisances du Seigneur. La même merveille apparut
dans la conversion des barbares de l’Occident ; elle se continue de nos
jours chez les peuples infidèles ; et de nombreux catéchumènes, cette
année encore, recevront la régénération à la fête de Pâques.
Dans l’ordre temporel. Dieu punit souvent dans les fils l’iniquité des
pères; cette disposition de sa providence est utile à l’instruction des
hommes, qui reçoivent par là de salutaires leçons ; mais, dans l’ordre
moral, chacun est traité selon ses mérites ; et de même que Dieu
n’impute pas au fils vertueux les iniquités du père, de même la vertu du
père ne rachètera pas l’iniquité du fils. Saint Louis fut l’aïeul de
Philippe le Bel, et Louis XVI était le petit-fils de Louis XV : ces
contrastes se rencontrent dans beaucoup de familles. « Dieu a laissé
l’homme dans la main de son conseil; l’homme a devant lui la vie et la
mort, le bien et le mal ; on lui donnera ce qu’il préfère (Eccli. XV,
14, 18). » Mais telle est la miséricorde du Seigneur notre Dieu, que
lorsque l’homme a fait un mauvais choix, s’il repousse le mal qu’il
avait d’abord préféré, et s’il se tourne vers le bien, lui aussi vivra
de la vie, et la pénitence lui rendra ce qu’il avait perdu. »
Dom Guéranger,
L’Année Liturgique.
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