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7 février 2006
Considère maintenant le zèle des serviteurs. Ils veulent arracher l’ivraie immédiatement ; même s’ils manquent de réflexion, cela prouve leur sollicitude pour la semence. Ils ne recherchent qu’une chose, non pas de tirer vengeance de celui qui a semé l’ivraie, mais de sauver la moisson ; voilà pourquoi ils cherchent comment chasser totalement le mal... Que répond alors le Maître ?... Il les en empêche pour deux raisons : la première, la crainte de nuire au blé ; la seconde, la certitude qu’un châtiment inévitable s’abattra sur ceux qui sont atteints de cette maladie mortelle. Si l’on veut leur punition sans que la moisson en souffre, attendons le moment convenable... Peut-être, d’ailleurs, qu’une partie de cette ivraie se changera en blé ? Si donc vous l’arrachez maintenant, vous nuirez à la moisson prochaine, en arrachant ceux qui pourront changer et devenir meilleurs.
Saint Jean Chrysostome, La parabole de l’ivraie
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