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7 décembre 2006

 

« Aimez donc, aimez, âmes chrétiennes, s’écrie Saint Bernard, aimez cet enfant si aimable : Magnus Dominus et laudabilis nimis. Parvulus Dominus et amabilis nimis. (Serm. 47. in Cant.) Oui ! Continue le saint, ce Dieu était de toute éternité, comme il l’est aujourd’hui, digne de louange et de respect pour sa grandeur, comme le disait le roi David Magnus et laudabilis. Maintenant que nous le voyons tout enfant, ayant besoin de lait, ne pouvant bouger, tremblant de froid, criant, pleurant, cherchant des bras pour le recevoir, quelqu’un qui le réchauffe et l’apaise, oh ! qu’il est devenu aimable et cher à nos cœurs ! Parvulus et amabilis nimis. Nous devons l’adorer comme Dieu, mais l’amour en nous doit égaler le respect : Puer cum pueris, nous dit Saint Bonaventure, cum floribus, cum brachiis libenter esse solet. Si nous voulons plaire à cet enfant, veut dire le saint, il faut avant tout que nous devenions enfants avec lui, c’est-à-dire, simples et humbles ; que nous lui portions ensuite des fleurs de vertu, de douceur, de pénitence, de charité, que nous le recevions avec amour dans nos bras. Que te faut-il encore, ô homme ! ajoute Saint Bernard ; vois les fatigues, les peines que son ardent amour lui a fait supporter depuis qu’il est venu du ciel sur la terre pour te chercher. Oh ! quanto labore et quam ferventi amore quœsivit animam tuam amorosus Jesus ! L’entends-tu, né à peine, t’appeller à lui par ses cris, comme s’il te disait : Mon âme, je te cherche; c’est pour toi, pour te gagner à moi que je suis venu du ciel sur la terre. »

 

Saint Alphonse Marie de Liguori,

Méditation pour Noël.

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